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29/06/2009 -- HOSP 5EME ONCOLOGIE SEMAINE -CHIMIOTHERAPIE - CISPLATINE 5 FU

Entré ce jour pour débuter un traitement par radio- chimiothérapie concomitante dans le cadre d'un carcinome épidermoïde T3 N1 M1.
Bon état général. Poids à 58 kg pour un poids de base à 60 kg. Commence à être un peu plus dysphagique mais s'alimente toujours normalement.
On lui réexplique les modalités et les éventuels effets secondaires du traitement.
Le bilan biologique le permettant, on prescrit donc cette 1ère cure soit :

  1. CISPLATINE = 15 mg /m2 soit 26 mg de J1 à J5.
  2. 5 FU = 1000 mg /m2 soit 1750 mg de J1 à J4.

Mr R reviendra à la semaine 5 pour une nouvelle cure.

 

26/06/2009 - CONSULTATION POUR AVIS

Patiente revue à la demande du Dr F : on retrouve une adénopathie de 1 cm de diamètre qui paraît dure en sous-digastrique droit. Pratique ce jour d'une ponction cytologique.

C. R. HISTOLOGIQUE du 03/07/2009
COMPTE RENDU HISTOLOGIQUE

  1. MACROSCOPIE -
  2. CYTOPONCTION : GANGLION LYMPHATIQUE - SOUS DIGASTRIQUE DROIT 2 étalements.
  3. HISTOLOGIE -
  4. CYTOPONCTION : GANGLION LYMPHATIQUE - SOUS DIGASTRIQUE DROIT Cytologiquement, le prélèvement est non représentatif, exclusivement hémorragique.
  5. CONCLUSION -
  6. CYTOPONCTION : GANGLION LYMPHATIQUE - SOUS DIGASTRIQUE DROIT Prélèvement non significatif, hémorragique.

CONCLUSION -

27/07/2009 - SEMAINE CHIMIOTHERAPIE CISPLATINE 5 FU

Entré ce jour pour seconde cure de 5 FU CDDP dans le cadre d'un carcinome épidermoïde oesophagien T3 N1 M1.
Bonne tolérance de la 1ère cure sur le plan digestif et hématologique. Alimentation moulinée. OMS = 1.
Poids à 55 kg soit une perte de 3 kg depuis la 1ère cure.
On fait donc ce jour cette seconde cure soit :

  1. CISPLATINE = 15 mg /m2 soit 26 mg de J1 à J5.
  2. 5 FU = 1000 mg /m2 soit 1700 mg par jour de J1 à J4.

Mr R sera revu par le Dr F dans 1 mois avec un transit oesophagien le jour de la consultation.

31/07/2009 -
FIN DE TRAITEMENT

Fin du traitement prévue le 05/08/2009
Mr R aura bénéficié d'une radiothérapie curative à la dose de 50 Gy en 25 séances du 25/06/2009 au 05/08/2009 de son oesophage tumoral par 4 faisceaux (2 faisceaux antéro-postérieur et postéro-antérieur et 2 latéraux) de 18 MV de l'Artiste.
Les aires ganglionnaires sus claviculaires ainsi que le ganglion rétro-thyroïdien droit ont été inclus dans le volume d'irradiation.
Une chimiothérapie par 5 FU CDDP a été associée les semaines 1 et 5 avec une bonne tolérance générale digestive et hématologique.

 

08/09/2009 - - C. DIGESTIF - SURVEILLANCE

Patient vu en consultation de surveillance post-thérapeutique 5 semaines après la fin de sa radio-chimiothérapie à visée curative d'un carcinome épidermoïde oesophagien étendu de 27 à 33 cm des arcades dentaires.
On note la présence sur la TEP-FDG d'un foyer de fixation rétro-thyroïdien droit d'aspect ganglionnaire qui a été pris dans le champ d'irradiation.
Le traitement s'est déroulé sans difficulté. Il a été très bien toléré du point de vue hématologique, général et digestif avec une perte de 3 kg pendant le traitement, dont il a récupéré environ 2 kg. Poids actuel à 55 kg-
Alimentation quasi normale, sans dysphagie juste une petite gêne à la déglutition des gros morceaux d'aliments solides.
Il n'est plus fatigué. A bien récupéré après le traitement. N'a pas de plainte de nature digestive. Le transit digestif est tout à fait normal.
Pas de symptomatologie neurologique. Pas de point d'appel clinique osseux
Ses plaintes actuelles sont surtout la réapparition de douleurs du membre inférieur droit. Il se déplace à peine 10 m.
Il a repassé une artériographie et un angioscanner est prévu le 15 septembre 2009.
Il est sous la suivie du Dr S à FALAISE.
On note un sevrage alcoolo-tabagique non encore acquis.
J'insiste sur l'indication et la nécessité d'arrêter la consommation du tabac et de l'alcool."Monsieur R est très conscient et promet de faire des efforts.
Je le reverrai en consultation mi-octobre avec le résultat d'un nouveau scanner thoraco-abdominal et d'une nouvelle fibroscopie oesophagienne qui sera programmée auprès du Dr MAUGER à FALAISE.

Compte-rendu de la fibroscopie oeso-gastro-duodénale de Monsieur R Stéphane né le /1956
Examen du 23/09/2009

Indication : Patient exploré le 1er avril 2009 avec découverte d'une lésion néoplasique étendue entre 27 et 33 cm des arcades dentaires. Celle-ci sera traitée par radio-chimiothérapie. Le dernier examen TEP SDG montre un foyer de fixation rétro-thyroïdien d'aspect ganglionnaire. Nouvelle fibroscopie.

La tolérance est assez bonne.
Malheureusement, on découvre à 28 cm des arcades dentaires une zone sténosante essentiellement fibreuse, recouverte d'une fibrine blanchâtre très adhérente. On ne trouve nulle part de tissu vraiment bourgeonnant mais cette zone n'est pas franchissable avec un appareil adulte.

AU TOTAL :

Il existe une sténose à 28 cm des arcades dentaires. Des biopsies sont réalisées.
Il convient d'assurer une surveillance clinique et en cas de dysphagie de faire soit des dilatations soit d'envisager la pose d'une prothèse oesophagienne.

HISTOLOGIE

MACROSCOPIE :
4 fragments de 0,2 cm de grand axe examinés sur plusieurs niveaux de coupe.
HISTOLOGIE :
Ces fragments intéressent un vaste territoire ulcéro-nécrotique. Sur certains fragments, ces amas sont bordés par un
fond d'ulcération scléreux ponctué par des éléments inflammatoires polymorphes. Un minime lambeau de
muqueuse malpighienne réactionnell* est observé.
La coloration de PAS n'a pas mis en évidence de filament mycélien.
Absence de cellule suspecte de malignité sur le matériel examiné.

CONCLUSION :
Lésion oesophagienne à 28 cm des arcades dentaires - Biopsies multiples - Matériel entièrement ulcéro-nécrotique.

 

Caen, le 15/04/2010

Patient revu en consultation afin d'organiser la pose de l'endo-prothèse oesophagienne après un traitement par radio-chimiothérapie d'un carcinome épidermoïde du 1/3 moyen de l'oesophage. Bilan TDM du mois janvier 2010 ayant relevé la présence de micronodules pulmonaires. Dernier scanner décrit un aspect de diminution en taille de ces nodules.
Monsieur R présente une dysphagie s'aggravant progressivement accompagné d'un amaigrissement de plus de 4 kg.
La fibroscopie oesophagienne avait confirmé l'existence d'une sténose vers 28-29 cm des arcades dentaires. Des biopsies ont été pratiquées, mais on n'a pas encore reçu le CRH.
En dépit du résultat du CRH, vu la symptomatologie clinique, il y a une indication de pose d'une endo-prothèse. On va rediscuter le dossier s'il faudra avec les résultats anapath

Caen, le 21/04/2010

Mr R a été hospitalisé dans notre service du 1er au 3 avril 2010 dans le cadre d'une pose d'endoprothèse oesophagienne.
On rappelle que Mr R avait achevé son traitement par radio-chimiothérapie le 31 juillet 2009 d'un carcinome épidermoide du tiers moyen de l'oesophage.

Depuis et compte-tenu d'un amaigrissement de plus de 4 kg lié à une dysphagie d'aggravation progressive, il avait été réalisé une fibroscopie oesophagienne qui avait confirmé l'existence d'une sténose vers 28 - 29 cm des arcades dentaires. Après concertation en réunion pluridisciplinaire, il avait été donné l'accord pour une pose d'endoprothèse oesophagienne afin de contrôler la Symptomatologie. On rappelle que l'histologie relative aux biopsies pratiquées lors de la fibroscopie ne nous était revenue.
Comme prévu, Mr R est entré le 1er avril en vue de sa pose d'endoprothèse.
A l'entrée, il pesait 48,5 kg avec des signes cliniques de dénutrition sévère. On rappelle que son poids en juillet 2009 était de 55 kg. Son artérite importante était la cause de difficultés à la déambulation. L'examen retrouvait de francs signes de broncho-pneumopathie post-tabagique. Le reste de l'examen clinique était sans particularité nouvelle.
Mr R est rentré du bloc après pose de son endoprothèse le 2 avril et la surveillance a mis en évidence une élévation modérée des troponines à 0,1 et 0,3 ng/ml avec un BNP peu significatif à 154 pg/ml.
Devant l'absence de modification à l'ECG et de Symptomatologie coronarienne, tout ceci dans un contexte de BPCO probable, il n'a pas été réalisé d'explorations complémentaires.
Sur le plan loco-régional, on ne retrouvait pas de signe de complication suite au geste, notamment pas de signe de perforation ni d'hémorragie digestive.